Philadelphia, Philly pour les intimes.

2012
15.01

]15/12/11
Arrivée l’auberge, de nuit, dans un petite ruelle un peu sombre et au sol très cabossé….

16/12/11
Premier journée à Philadelphia, le temps est maussade. Je passe une partie de la matinée à chercher une des enveloppes qui contient mes travellers chèques. J’en viens à me dire que quelqu’un, à un moment donné aurait peut-être pu me les voler… Mais non, je deviens juste super forte pour planquer des documents importants!
Maintenant, il me reste l’après-midi pour mener à bien deux missions : trouver une banque et acheter un adaptateur de prise électrique (pour remplacer celui oublié à Boston).
Première banque : échec. Ils ne prennent pas les travellers chèques. Mais la gentille guichetière m’indique où trouver une bank of America qui elle, normalement, acceptera de me donner mon cash. Mission réussie.
À la recherche de l’adaptateur perdu. Après avoir fait un nombre de magasins et de boutiques incalculable, avoir demandé à plusieurs vendeurs incapables de m’apporter une réponse, je rentre bredouille. Enfin presque bredouille, je me suis achetée une boite de soup Campbells! Mais je crois que ça ne va pas beaucoup m’aider.

17/12/11
Le soleil pointe le bout de son nez. La ville devient plus belle.
Je vais un petit tour dans mon quartier, le ‘Old city’. C’est l’un des deux quartiers historiques de la ville. Je m’arrête à ‘Old Post Office’ sur Market St., mais l’office est fermée. Cette poste est la seule poste ‘coloniale’ des USA, on peut y envoyer des courriers cachetés à la signature de Benjamin Franklin…enfin quand elle est ouverte. Franklin Court est aussi fermée. Je crois que ce n’est pas mon jour de chance.
Un peu plus loin sur Market St., l’Independence Mall, étendue verte où les américains se baladent en famille et où les groupes scolaires viennent s’initier à l’histoire. Le passage incontournable pour eux est la visite de l’Indépendance Hall, lieu où la Déclaration d’Independance et la Constitution américaine furent adoptées. Pendant que ces chers bambins font la queue dans le froid moi j’admire, derrière des échafaudages, le Liberty Bell Center. Sa cloche est célèbre! En effet, c’est elle qui a sonné l’Independance des colonies américaines.
Je reprends Market Street et tente une nouvelle fois de trouver un adaptateur. Bingo! L’adaptateur en question se trouve être un adaptateur multifonctions à 37 $, mais adaptateur quand même. Mission terminée. En récompense, je m’autorise un petit arrêt à Macy’s (genre de Galeries Lafayette). Au programme : flânerie au rayon robes de soirée, photo du sapin de Noël et concert d’orgue…
Afin de contenter ma faim, je me dirige vers Reading Terminal Market. Le marché est immense, bondé et le stand Amish qui m’intéresse est pris d’assaut. Au revoir saucisse-purée, bonjour Mrs K’s est ses wraps à petit prix.
Je termine ma journée par un petit tour au marché de Noël sur JFK Plaza. Un musicien joue de la guitare sous un chapiteau. Il est totalement seul, personne ne l’écoute mais il remercie quand même les gens, un réflexe sans doute.
Le soleil se couche et moi aussi…

18/12/11
Je suis fatiguée et un peu malade. Je reste dans la chambre jusqu’à 14h à lire et voguer sur le net.
Je pointe le bout de mon nez dehors pour aller me chercher un peu de nourriture. Aujourd’hui, ce sera repas chinois. Je pousse le chemin jusqu’à Society Hill, quartier résidentiel fait de vielles maisons en briques rouges.
16h30 retour au chaud.

19/12/11
10h avant de partir je vérifie l’heure d’ouverture du Philadelphia Museum of Art. Oups! On est lundi, et lundi le musée est fermé. En attendant de trouver un autre programme pour la journée, je file chez Mrs K’s prendre un big petit dej. Pour moins de 5 dollars je dévore du bacon, des œufs, des pommes de terres et deux toasts avec de la confiture, le tout accompagné d’un verre de jus d’orange. J’aime Mrs K’s. On mange au comptoir à côté d’autres affamés, et on écoute les informations américaines. Aujourd’hui l’information est monopolisée par l’annonce du décès de King Jong Il. En face de moi, deux asiatiques semblent se réjouir de la nouvelle et passent leur repas à appeler des gens…
Le routard m’indique un lieu insolite à quelques blocks de chez Mrs K’s.
11h je pars à la recherche de cette maison couverte de mosaïque.
11h30 je tourne et retourne et ne trouve pas la maison en mosaïque de l’artiste fou…
Il fait froid mais beau. Alors puisque je ne trouve rien à visiter je pars me perdre dans la ville. Je croise de nouvelles maisons en briques. Le drapeau américain flotte au-dessus des perrons, souvent accompagné d’un deuxième drapeau, anglais, italien… En début d’après-midi j’arrive sur Benjamin Franklin Parkway et me retrouve sur les marches du Philadelphia Museum of Art. Là, je vois les gens se prendre en photo en haut des marches les deux poings levés. Je trouve ça un peu étrange comme coutume…mais pourquoi pas. Un type s’approche de moi et me demande si je veux qu’il me prenne en photo. ‘Euh, non merci…?’. Je redescends les marches et cette fois je tombe sur une statut de Rocky…Ha mais oui, Rocky bien sur! Les escaliers, la pluie, et les poings levés vers le ciel… Je suis pas certaine que les américains et les fans de Rocky me pardonnent un jour cet oubli!
Je contourne le musée et m’attarde un moment dans le parc qui longe Schuykill river.
Sur le chemin du retour je m’arrête chez mon vendeur préféré au dernier étage du centre commercial De Market St.. Je fais le plein de ‘provisions’ en vue du voyage de demain, chips, eau, biscuits…

20/12/11
Départ pour Washington…

Greyhound ou le rêve américain

2012
15.01

Voyager en bus peu vite devenir une aventure en soi et mon pass 2 mois illimités ne me facilite pas toujours la tâche. À chaque gare, à chaque guichetier, à chaque chauffeur une situation différente : parfois il faudra retirer un ticket au guichet, d’autre fois on vous donnera juste un papier avec inscrit le numéro de votre pass ou alors on enregistrera votre bagage, ou bien encore on vous dira de simplement montrer votre pass au chauffeur et tout ceci dans la bonne humeur et avec un grand sourire, enfin peut-être. Et puis, sans exception, le chauffeur regardera votre pass d’un oeil étrange, ne sachant pas trop ce que peut être ce bout de papier. Mais après deux trois questions et un signe de tête, il vous laissera monter dans son bus. Enfin…s’il reste de la place! Car les heureux détenteurs d’un discovry pass ne sont pas prioritaires. Ainsi, si le bus est plein, il faudra attendre le prochain. Heureusement pour moi ce cas de figure ne s’est pas encore présenté…

Certains d’entre vous rêves peut-être de monter dans un bus greyhound (pour faire comme dans les films). Alors sachez que le confort de ces bus est très variables. Si vous avez un peu de chance vous aurez un beau véhicule tout neuf, avec de bons dossiers, une petite loupiote pour lire, une connexion wifi et des prises de courant pour recharger vos appareils. Sinon, vous aurez un vieux bus, aux sièges un peu durs et à la propreté douteuse, sans repose pieds, ni wifi ou prises électriques.
Enfin, il vous faudra prier pour que votre compagnon de voyage ne soit pas un gros ronfleur.

Comme tout dans toute aventure, il arrive parfois que l’aventurier commette des erreurs…
Un jour, je ne me souviens plus lequel, j’ai eu l’idée lumineuse de vouloir rejoindre Buffalo depuis Washington…très très mauvaise idée. Départ 8h, jusque là tout va bien. Arrivée 23h, ça va un peu moins bien. Je dois avouer que le voyage de 15 heures m’a semblé quand même un petit peu long sur la fin. Mais par chance, ma journée s’est ponctuée de moments d’activités intenses et riches en suspens. Ainsi, il y aura eu 5 changements de bus, des infos variant d’une gare à l’autre sur l’itinéraire à emprunter, un bus en panne, un arrêt de deux heures dans une gare déprimante avec comme seule distraction une chaîne info où le présentateur super fun annonce la météo en anorak et moufles…sans oublier le délicieux et unique repas de la journée : des chips. Au final, ce voyage aura été une petite mais très longue aventure.

Instagram

2011
31.12

Harvard, MIT, Fenway, downtown

2011
30.12

Suite du voyage à Boston

2011
29.12

La vie à l’auberge
Première étape, monter les escaliers! La plupart des auberges semblent ne pas avoir d’ascenseur. Mais la force est en moi!
Second exercice perilleux, comprendre comment la douche fonctionne! Épreuve qui se révèle être récurrente à chaque nouvelle auberge. Mais avec un peu de patience on finit toujours par trouver la solution.
Enfin la communication, pas toujours simple de se comprendre entre non-anglophones. La majorité des occupants d’auberges americaines sont d’origines asiatiques et bien souvent leur anglais est aussi mauvais que le mien.

Les excursions
J1 – Je débute mon séjour à Boston par le visite du Museum of Fine Art, le musée des beaux Arts de Boston. Il se trouve à 10 min de marche de mon lieu de résidence. L’entrée principale, signalée par de lourdes colonnes, donne sur le Back Bay Fens Park. Il s’agit de la partie la plus ancienne du bâtiment dont le style neo-classique imposant (comme souvent aux USA) est due à l’architecte local, Guy Lowel.
Je ne m’attarde guère sur les collections classées ‘art américain’, elles n’ont pas grand intérêt. Apres deux heures de visite, j’avoue être un peu déçue par l’ensemble des œuvres présentées ici. Mais le musée me réserve une surprise! Une superbe exposition de dessins de nus de Degas…juste sublime.
16h je m’attarde dans la nouvelle aile du musée pour boire un thé et écrire le premier article du blog.
Cette première journée se termine au chaud, dans mon lit, avec un peu de musique jazz venant de l’école Bercklee.
J2 – Ce matin direction Boston Public Garden pour une visite du Boston Historique. Le temps est magnifique. Je croise des musiciens, un comedien, des patineurs et des écureuils dans le parc.
Une ligne rouge sur le sol…c’est le freedom rail! Il va me guider dans la ville vers les bâtiments qui ont marqué l’histoire de Boston. Si je dois resumer la balade : beaucoup d’eglises, quelques cimetières, quelques lieux marchants dont le Faneuil Hall (lieu où se sont notamment tenues les premières réunions de protestations contre l’autorité royale anglaise), le premier chantier naval américain et Bunker Hill (site de la première grande bataille des patriotes (1775), où fût construit un obélisque dont La Fayette (pas celui de True Blood) posa la première pierre (1825)). Vous retrouverez les photos dans l’article ‘Boston en photo’.
La fin de la journée se termine par un passage à Beacon Hill, quartier chic aux maisons de briques…
J3 – direction le quartier universitaire. Je traverse Charles River et arrive au MIT, Massachusetts Institute of Technology. Le campus est au bord de la rivière. Et forcement on croise pas mal de jogger aux couleurs des universités dans le coin. Il faudra marcher encore 40 min pour atteindre Harvard.
13h30, la faim me gagne! Ça tombe bien, juste devant les portes de l’université il paraît que l’on peut déguster les meilleurs hamburger de Boston, voir des États-Unis. J’ai donc l’obligation de m’arreter manger chez Mr Bartley’s Burger Cottage. Le lieu est petit et plutôt sympa. Le plafond est haut, les murs couverts d’affiches en tout genre, et une grande table occupe l’espace central. Le repas est bon mais pas si exceptionnel. Pour preuve, la fille assise en face de moi trouve qu’il manque d’assaisonnement et passe son temps à ajouter du sel et du poivre…à moins qu’elle n’ait tout simplement plus de palais

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En sortant, je fais un petit arrêt à la librairie d'à côté. Le parquet grince sous la moquette, le chien de la vendeuse cherche désespérément à sortir et au passage on y trouve quelques livres d'occasions pour trois fois rien...d'ailleurs je crois que depuis ce jour ma valise est un peu plus lourde.
Bon mais Harvard dans tout ça!
Et bien l'accès à l'université est extrêmement sécurisé, tellement securisé que je n'y mettrai pas les pieds. L'attente pour la visite est bien trop longue, je préfère en faire le tour et explorer le quartier. On retrouve l'architecture anglaise des vieux quartiers de Boston mais avec ce petit quelque chose en plus d'américain...ha tiens, ce truc immense en brique rouge est un gymnase. Pas sur qu'on en trouve d'aussi grands en Angleterre.

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Sur le chemin du retour, arrêt dans un des lieux où se retrouvent les étudiants du MIT pour une pause chocolat chaud...et repos.
J4 - petite journée. Je fais un passage à south station pour connaître l'heure de départ de mon bus, et poursuis mon chemin du côté de la 'coulée verte de Boston' pas très verte en cette saison. Repas du côté de chinatown dans un très bon restaurant malaisien où je déguste un bœuf épicé, mariné dans le lait de coco...sans aucun doute le meilleur repas depuis mon arrivée.
Je flâne dans les boutiques une partie de l'après-midi, et avant d'aller preparer ma valise j'entre chez le vieux disquaire à côté de l'auberge. Au milieu de milliers d'albums je tombe sur celui d'Alela Diane...un petit souvenir de concert à la copée en bonne compagnie.
J5 - départ pour Philadelphie.

Boston en images

2011
13.12

Session instagram

2011
12.12

Quelques minutes de repos

2011
11.12

Me voici, tranquillement installée dans un magnifique et surtout confortable fauteuil vert du MFA (Museum of Fine Art), libre de vous raconter les premiers jours de mon périple américain.

Jeudi 8 décembre
13h55 atterrissage (un peu mouvementé) à Montréal.
14h20 prise de contact avec une autochtone, la douanière de l’aéroport. Après avoir répondu à ses questions, c’est elle qui répond aux miennes…plutôt sympathique.
14h30 mon téléphone ne fonctionnant pas, j’emprunte celui d’une jeune canadienne pour prévenir Gail, mon hôte, de mon arrivée prochaine en ville.
15h30 Gail me réception à l’arrêt de bus et m’amène à l’appartement.
Après m’avoir donnée quelques infos, elle me quitte et je pars dans ma chambre m’installer, me reposer, programmer mes visites et donner des news aux amis.

Vendredi 9 décembre
9h départ pour la gare routier afin d’acheter mon pass greyhound et de me renseigner sur les horaires de départ pour Boston.
9h40 arrivée dans le vieux Montréal, le ciel est blanc et la neige commence à tombée. Durant ma balade je repère un petit resto à Poutine. Je note l’adresse pour plus tard.
13h la neige tombe de plus en plus fort, je n’ai pas mangé depuis 16h la veille, ok, l’heure de la Poutine a sonné!
14h impossible de terminer mon repas. Je repars sous la neige explorer la ville. Je tombe sur la banque de Montréal et décide de m’y arrêter faire un peu de change. Le lieu est magnifique, grands plafonds, grands lustres, marbre sur les comptoirs et le personnel vous accueille comme si vous étiez la personne la plus importante au monde.
15h le temps m’oblige à trouver un lieu chaud où passer le reste de l’après-midi. Pourquoi pas le musée d’art comtemporain de la ville.
Le bâtiment n’a rien d’exceptionnel, mais encore une fois, l’acceuil est chaleureux et vous donne envie de rester, et de revenir. La majorité des artistes présentés dans le musée étaient d’origine canadienne ou américaine.
Pour faire simple, comme dans toutes les expos d’art comtemporain, il y a à prendre et à jeter. Mais dans l’ensemble les installations, notamment sonores, étaient vraiment intéressantes.
17h30 je tente d’aller au musée d’archéologie. Musée fermé, pour cause de réception.
18h sur le chemin du retour, arrêt dans une librairie. Mauvaise idée, je veux tout acheter seulement je n’ai ni l’argent, ni la place.
21h je tombe de sommeil.

Quelques photos de Montréal…

Samedi 10 décembre
8h45 aidée par l’un des colocs de l’appartement (rencontré le matin même au sortir de la douche), je descends les marches exigues du premier étage. Dehors, la neige à cessé de tomber, mais les trottoirs sont recouverts de glace. Le trajet jusqu’à la gare est périlleux.
10h45 départ du bus greyhound.
12h passage de la frontière sans souci. Petite anecdote à signaler: j’ai eu le privilège de servir d’interprète à un couple d’Ottawa ne parlant point du tout anglais. Contrairement à moi qui bien sur suis parfaitement pas du tout bilingue.
Le voyage se poursuit, et je passe une partie de mon temps à admirer les forêts enneigées, lire et écrire quelques mails à la famille.
18h45 arrivée à Boston. Le métro est assez simple mais ressemble à un parcours du combat pour ceux qui portent de grosses valise! Heureusement les bostoniens sont toujours prêts à vous aider…
19h je découvre l’auberge. C’est un lieu plein de charme, niché dans une vieille bâtisse du début XXeme, en plein cœur du quartier universitaire. Au coin de la rue, on trouve le Berklee college of music de Boston. Les élèves et les professeurs organisent régulièrement des concerts de jazz gratuits, peut-être aurai-je la chance de pourvoir assister à l’un d’eux…